François Gourd
  Oeuvres pour l'encan
 
 

ENCANTEUR

Le « Foulosophe » François Gourd : encanteur d’e$$$poir

François Gourd, laisse sa trace en donnant un coup de pouce aux artistes du Collectif Bain Mathieu. Il se fait « pelleteur de dollars » dans le cadre de l’encan du Collectif Bain Mathieu au profit de l’organisme Au Coup de pouce Centre-Sud.

« Je suis là pour hypnotiser le public, agir sur le subconscient et faire passer le maximum d’argent des poches aux cœurs…Par ma folie, j’encourage l’échange et la générosité dépensière. Mais ce ne sera pas très difficile, les gens sont généreux et il y aura des œuvres intéressantes à acquérir à cet encan ».

 
 

Ex-entartiste, et émule du Dr Patch Adams, François Gourd a un projet très sérieux: changer le monde par le rire et la désinvolture. Mais quand vient le temps de s’impliquer socialement, François Gourd n’entend pas à rire. Il cesse de pelleter les nuages et passe à l’action pour pelleter les dollars et dégager l’espoir.

« Je ne suis pas un humoriste, mais un humorissionnaire »

Depuis plusieurs années déjà, l’improvisateur François Gourd met sa folie et son art au service de la société. Il n’en est pas à ses premières armes en ce qui a trait à l’action sociale et politique et il connaît bien la valeur d’un geste. Au début des années 2000, François Gourd rejoint le Dr Patch Adams pour une mission en Russie. Persuadé qu’on peut soulager la souffrance par l’humour et le rire, le Dr Adams (immortalisé au cinéma par Robin Williams) invite chaque année une armée de clowns issus de tous les pays à le suivre dans les orphelinats et les hôpitaux les plus démunis de la planète. « Il n’y a rien de plus gratifiant que de faire finalement craquer un jeune qui refuse de se laisser aller à rire » confie François Gourd. Il répètera d’ailleurs l’expérience en accompagnant le célèbre médecin américain en Chine et au Tibet.

En 2006, avec des amis, François Gourd fonde le parti Néo-Rhino - sur les cendres de l’ancien parti fondé par Jacques Ferron dans les années 60- et devient président et chef du parti. Pas étonnant que le programme du parti réclame l’abolition des budgets militaires et l’abolition des para-dis fiscaux. Le programme du parti exprime la préoccupation de l’humorissionnaire de canaliser l’argent là où il sera le plus utile à la société. Avant celà il donnait déjà dans la dénonciation-spectacle avec l’entartisme. Ses cibles ? Les « péteux de broue » qui encombrent la place publique de leur suffisance et dont il cloue le bec en leur lançant une tarte à la crème en plein visage. Il cesse cette activité en 1999, soit depuis qu’il ne courre plus assez vite dit-il à la blague.

Le délire qui délie

François Gourd a toujours été, à l’instar des surréalistes, un explorateur de l’irrationnel et un joyeux pratiquant de la pensée libre mise en action. À Montréal, où il a grandi, il redoublait systématiquement ses classes et réussit l’exploit de se faire mettre à la porte de pas moins de trois collèges : Brébeuf, Bourget et Notre-Dame. À 17 ans, il obtient un emploi d’été à Expo 67, où il découvre la musique rock et les drogues douces. Avec deux amis, en 1983 François Gourd ouvre les Foufounes électriques. C’est là qu’ont eu lieu les premières séances de peinture en direct et les premiers festivals d’art vidéo et électronique à Montréal. Au bout de cinq ans, toujours sur une pinotte, François Gourd quitte les Foufs, met sur pied une série de manifestations spontanées (les Cabarets de la pleine lune, entre autres) pour finalement se lancer dans l’entartisme. Finalement., Guy Laliberté du Cirque du Soleil l’a engagé pour « décontaminer sa compagnie ». Le patron du Cirque du Soleil avait besoin d’un « agent provocateur » pour briser la routine et dérider l’atmosphère au siège social de la multinationale québécoise.

François Gourd a aussi réalisé quelques films - dont L’avis d’un fou, La pharmacie de l’espoir, et un autre sur le thème de " la masturbation libre. Il signe également des vestons récupérés qu’il peint de superbes motifs multicolores. Ce sont les « malades manteaux ». Selon ce fou d’humour, impossible d’être déprimé avec un tel attirail sur le dos. Dans ses temps libres, il donne des ateliers sur comment ne rien faire. « Il n’y a pas beaucoup de clients, note-t-il. Les gens qui ont de l’argent sont trop occupés pour participer. »

« Mes projets ?: Exporter la folie du Symfolium à Cuba en 2010 avec Viva la evolucion! »

Alors que le Musée des beaux-arts accueille l’exposition ¡Cuba! Art et histoire de 1868 à nos jours, François Gourd de son côté projette d’exporter son Symfolium à Cuba pour célébrer son 10e anniversaire. Une façon de rendre hommage à ce peuple qui a toujours su conserver son humour et sa joie de vivre malgré tout. S’il a su garder sa pertinence durant tout ce temps, c’est parce que, d’une expérience à l’autre, la plupart de ses gags ont conservé une sorte de fraîcheur tonique. Avec lui, tout à coup, on respire.
Car, à travers ses délires et ses frasques, François Gourd essaie d’aider les gens.


« J’aime la vie, et je suis heureux par devoir. » - François Gourd

 
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